AOP idéal / AOP réel

AOP idéal

La notion d'amplificateur opérationnel parfait, ou idéal, permet de raisonner sur le fonctionnement théorique de l'amplificateur opérationnel en s'affranchissant des phénomènes parasites et des limitations inhérentes à la réalité technologique des composants. Les progrès réalisés depuis les premiers AOP tendent, par l'amélioration constante des performances, à se rapprocher du modèle de l'AOP parfait. L'amplificateur opérationnel parfait possède une impédance d'entrée, un gain A en mode différentiel, une vitesse de balayage et une bande passante infinis, alors que son gain de mode commun et sa résistance de sortie sont nuls. Il en découle que les courants d'entrée i+ et i- de la broche non-inverseuse et inverseuse, respectivement, sont nuls. Il est plus facile de résumer cela sous forme mathématique :

AOP idéal : Toutes les études de montages de ce site sont basées sur ce modèle parfait, ce qui n'est pas si loin de la réalité en soit.

AOP réel

L'AOP réel présente les défauts suivants : présence d'un offset en entrée (tension de décalage résiduelle en sortie alors que la tension différentielle d'entrée est nulle), influence de la tension de mode commun sur la tension de sortie, impédance non nulle en sortie, impédance non infinie en entrées et variation du gain en fonction de la fréquence. De plus, la tension de sortie peut être influencée par des variations de tension d'alimentation et possède une vitesse de balayage finie. Tous ces défauts peuvent faire peur au début, mais sachez qu'au final, ce n'est pas si critique (en tout cas dans les applications "simples" de l'AOP).

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